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Ligne « Chlore »

Chlore sérique élevé ou bas : valeurs (108, 109 mmol/L), causes

Chlore sérique ou plasmatique à 108 ou 109 mmol/L, ou trop bas ? Valeurs selon les laboratoires, causes, lignes à croiser et quand consulter.

Par l’équipe de Valeurs CroiséesMise en ligne le

Contenu médical relu par le Dr Martin Lefèvre, médecin généraliste, le .

Chlore dans le sang : l’essentiel

  • Le « chlore » d’un compte rendu est l’ion chlorure du sang (chlore sérique ou plasmatique), dosé dans l’ionogramme et lu avec le sodium et les bicarbonates.
  • Les bornes varient selon les laboratoires : limite basse vers 96 à 98 mmol/L, limite haute le plus souvent à 106 ou 107 mmol/L. Un chlore à 108 ou 109 mmol/L dépasse donc en général la norme de peu.
  • Un chlore élevé évoque d’abord un manque d’eau, une perte de bicarbonates (diarrhée) ou une perfusion de sérum salé ; un chlore bas, des vomissements, un diurétique ou une dilution du sang.
  • Ce sont vos symptômes et les autres lignes du bilan, plus que le chiffre seul, qui disent s’il faut consulter vite.

Chlore sérique, chlore plasmatique, chlorure : de quoi parle votre bilan ?

Le « chlore » de votre compte rendu n’est pas celui de la piscine ; c’est l’ion chlorure (Cl⁻), un sel minéral dissous dans le sang. Selon les laboratoires, la ligne s’appelle chlore, chlorures, chlorémie, chlore sérique (dosé sur le sérum) ou chlore plasmatique (dosé sur le plasma) : pour vous, c’est la même mesure, en mmol/L (en mEq/L, le chiffre est identique).

Extrait fictif de compte rendu d’analyses, rubrique ionogramme sanguin : la ligne Chlore à 108 mmol/L, signalée d’un astérisque et d’un H, pour des valeurs de référence de 98 à 106 mmol/L et 104 mmol/L au bilan précédent, sous les lignes sodium, potassium et bicarbonates.
Sur un exemple fictif, la ligne du chlore dans l’ionogramme : le signal, la borne franchie, l’écart et l’antériorité, entre les lignes voisines à lire avec elle. Image en haute définition (1640 px)

Le chlore fait partie de l’ionogramme sanguin, qui mesure les principaux sels du sang : sodium, potassium, chlore et bicarbonates. Ces électrolytes règlent la répartition de l’eau dans l’organisme, le fonctionnement des nerfs et des muscles et l’équilibre entre acides et bases, rappelle le Manuel MSD. Il vient surtout du sel de table, et les reins règlent ce qui est gardé ou éliminé.

Un chlore hors norme se lit donc rarement seul. Il évolue souvent dans le même sens que le sodium, et en sens inverse des bicarbonates : quand le corps perd des bicarbonates, le rein retient du chlore à leur place, ce qui explique le nom d’acidose « hyperchlorémique » (Manuel MSD).

Schéma : le chlore au centre, entouré des lignes du bilan à lire avec lui : sodium (souvent dans le même sens), bicarbonates (souvent en sens inverse, la ligne clé), trou anionique, potassium, créatinine, urée et DFG, protides totaux et hématocrite.
Un chlore hors norme se lit rarement seul : le sodium et les bicarbonates d’abord, puis le trou anionique, le potassium, la fonction rénale et les signes d’un sang concentré. Image en haute définition (1640 px)

Valeurs de référence du chlore dans le sang

Chaque laboratoire fixe ses bornes selon sa technique et sa population de référence, et un résultat s’interprète avec l’intervalle du laboratoire qui l’a mesuré, rappelle l’édition professionnelle du Manuel MSD : c’est la colonne « valeurs de référence » de votre compte rendu qui fait foi. À titre de repère, chez l’adulte, le Manuel MSD indique 98 à 106 mmol/L. Les laboratoires retiennent des bornes voisines : 98 à 107 mmol/L, par exemple, dans le catalogue du laboratoire Viollier (en anglais), qui dose le chlore par électrode sélective, ou 96 à 106 mmol/L dans l’encyclopédie WikEM (source secondaire). La borne basse se situe donc vers 96 à 98 mmol/L, la borne haute le plus souvent à 106 ou 107 mmol/L.

Graphique des valeurs de référence du chlore chez l’adulte selon trois sources : 98 à 106 mmol/L (Manuel MSD), 98 à 107 (laboratoire Viollier) et 96 à 106 (WikEM, source secondaire). Un chlore à 108 ou 109 mmol/L dépasse de peu la borne haute de chacune.
Trois intervalles de référence publiés pour le chlore de l’adulte : un résultat à 108 ou 109 mmol/L dépasse de 1 à 3 mmol/L leur borne haute, de 106 ou 107 mmol/L. Image en haute définition (1640 px)
Chlore chez l’adulte : repères indicatifs, à comparer aux bornes de votre laboratoire
Votre résultatCe que cela signifie le plus souventLignes à regarder ensuite
Dans l’intervalle du laboratoireChlorémie normaleRien de particulier si le sodium et les bicarbonates sont normaux
Juste au-dessus de la borne haute (par exemple 108 ou 109 mmol/L si la limite est à 106 ou 107)Hyperchlorémie légèreSodium, bicarbonates, créatinine ; hydratation les jours précédant la prise de sang
Nettement au-dessus de la borne hauteHyperchlorémie francheBicarbonates (CO₂ total), trou anionique, fonction rénale ; avis médical rapide
Juste sous la borne basseHypochlorémie légèreSodium, potassium, bicarbonates ; vomissements ou diurétique récents ?
Nettement sous la borne basseHypochlorémie franchePotassium, bicarbonates, sodium ; avis médical rapide
Chlore urinaireDépend surtout du sel consommé ; utile surtout quand le chlore sanguin est basChlore sanguin et bicarbonates (voir plus bas)

Chlore à 108 ou 109 mmol/L : que retenir ?

Tout dépend des bornes de votre laboratoire : avec une limite haute à 106 ou 107 mmol/L, la plus courante, un chlore à 108 ou 109 mmol/L la dépasse de peu ; un laboratoire dont la borne est plus haute peut le considérer comme normal. Isolé, sans symptôme, avec un sodium et des bicarbonates normaux, un faible écart relève le plus souvent des variations d’un dosage à l’autre ou des bornes propres au laboratoire. Si le sodium est lui aussi un peu haut, on pense à un manque d’eau passager (peu bu, forte transpiration, diarrhée récente). Un chiffre hors fourchette ne signifie pas forcément une maladie : votre médecin dira s’il faut recontrôler, de préférence dans le même laboratoire pour comparer avec les mêmes bornes.

Pourquoi le chlore monte

On parle d’hyperchlorémie quand le chlore dépasse la borne haute du laboratoire. Pour en deviner la cause, deux lignes voisines comptent plus que le chiffre lui-même : le sodium et les bicarbonates.

Tableau de lecture en quatre cas : chlore et sodium élevés évoquent un manque d’eau ; chlore élevé avec bicarbonates bas, une acidose métabolique hyperchlorémique ; chlore bas avec bicarbonates élevés, une alcalose métabolique ; chlore et sodium bas, un excès d’eau ou une perte de sel.
Quatre associations fréquentes sur un même bilan : c’est le sens du sodium et des bicarbonates qui oriente vers la piste la plus probable. Image en haute définition (1640 px)

Un manque d’eau : le sodium monte aussi

Quand le corps perd plus d’eau que de sel (chaleur, forte transpiration, fièvre, boissons insuffisantes, diarrhée), les sels du sang se concentrent et le chlore grimpe avec le sodium. Les vomissements, eux, font plutôt baisser le chlore (voir plus bas). Les personnes âgées sont plus exposées au manque d’eau, car la sensation de soif s’émousse avec l’âge, souligne le Manuel MSD.

Une perte de bicarbonates : les bicarbonates baissent

C’est le schéma le plus parlant : chlore haut, bicarbonates (CO₂ total ou réserve alcaline) bas, trou anionique normal. Il évoque une acidose métabolique dite hyperchlorémique. Ses causes classiques sont une diarrhée abondante ou prolongée, qui fait perdre des bicarbonates par l’intestin, certaines maladies des reins qui empêchent d’éliminer correctement les acides (acidoses tubulaires rénales) ou certains médicaments comme l’acétazolamide, détaille le Manuel MSD. Le guide de Kantesti sur le chlorure élevé lu avec le CO₂ et l’hydratation passe en revue ces combinaisons.

Une perfusion de sérum salé

À l’hôpital ou aux urgences, le sérum physiologique (chlorure de sodium à 0,9 %) apporte proportionnellement plus de chlorure que le plasma n’en contient : après de grandes quantités, une hausse du chlore est attendue (WikEM ; Manuel MSD).

Des causes moins fréquentes

Une hyperventilation prolongée (respiration trop rapide) fait chuter le CO₂ du sang (Manuel MSD) ; les reins éliminent alors des bicarbonates et le chlore peut monter.

Carte des causes d’un chlore élevé : manque d’eau (le sodium monte aussi), perte de bicarbonates par diarrhée, acidose tubulaire rénale ou acétazolamide (bicarbonates bas, trou anionique normal), perfusion de sérum physiologique à 0,9 %, et plus rarement hyperventilation prolongée.
Les causes d’un chlore élevé, du plus fréquent au moins fréquent, avec le mécanisme en jeu et l’indice à chercher sur les autres lignes du bilan. Image en haute définition (1640 px)

Pourquoi le chlore baisse

Une hypochlorémie (chlore sous la borne basse) traduit le plus souvent une perte de chlore par l’estomac ou par les reins, ou une dilution du sang par un excès d’eau.

Des vomissements répétés

Le suc gastrique est riche en acide chlorhydrique. En vomissant souvent (gastro-entérite, nausées sévères de grossesse, sonde gastrique à l’hôpital), on perd ce chlore et cet acide : le chlore baisse, les bicarbonates montent et le potassium tend à chuter. C’est une alcalose métabolique, dont vomissements et diurétiques sont des causes fréquentes selon le Manuel MSD.

Un traitement diurétique

Les diurétiques de l’anse (comme le furosémide) et les thiazidiques (comme l’hydrochlorothiazide) font éliminer davantage de sel dans les urines (Manuel MSD). Ils peuvent faire baisser le chlore, mais aussi le potassium et le sodium (Vidal). Le dossier de Kantesti sur le chlorure bas après des vomissements ou sous diurétiques montre comment distinguer ces deux pistes sur un même bilan. Gardez votre traitement tel quel et montrez le résultat au médecin qui le suit.

Sodium et chlore bas en même temps

Quand les deux baissent ensemble, on pense à un excès d’eau par rapport au sel, ou à une perte de sel. Le Manuel MSD cite parmi les causes d’un sodium bas les diurétiques, la diarrhée, l’insuffisance cardiaque, les maladies du foie ou des reins, la sécrétion inappropriée d’hormone antidiurétique (SIADH) ou, plus rarement, une insuffisance surrénale. C’est alors le sodium qui mesure la gravité.

Autres situations

Une BPCO avancée peut empêcher les poumons d’éliminer le CO₂ (acidose respiratoire, décrite par le Manuel MSD) : les reins compensent en gardant des bicarbonates, et le chlore baisse en miroir. Plus rarement, des maladies rénales héréditaires comme les syndromes de Bartter ou de Gitelman entraînent une fuite de sel par les reins et abaissent durablement le chlore (Manuel MSD).

Carte des causes d’un chlore bas : vomissements répétés (bicarbonates hauts, potassium bas), diurétiques comme le furosémide ou l’hydrochlorothiazide (potassium et sodium parfois bas), excès d’eau ou perte de sel (sodium bas), et plus rarement BPCO avancée ou syndromes de Bartter et de Gitelman.
Les causes d’un chlore bas, des plus fréquentes aux plus rares, avec le mécanisme en jeu et l’indice à chercher sur les autres lignes du bilan. Image en haute définition (1640 px)

Chlore urinaire bas : à quoi sert ce dosage ?

Le chlore se dose aussi dans les urines, sur un échantillon ou sur un recueil de 24 heures. Le résultat dépend surtout du sel consommé et de la quantité d’eau bue : un chlore urinaire bas peut donc simplement traduire une alimentation peu salée, ou un organisme qui garde son sel parce qu’il manque d’eau.

Ce dosage devient utile quand le chlore sanguin est bas et les bicarbonates élevés. Sous 20 mmol/L, il montre que les reins réabsorbent fortement le chlore : l’alcalose, dite « sensible au chlore » car un apport de sel la corrige, vient alors le plus souvent de vomissements ou d’un diurétique pris auparavant. Au-dessus de 20 mmol/L, deux situations : un diurétique encore actif (le chlore urinaire reste alors élevé), ou une forme dite « résistante au chlore », de cause rénale ou hormonale (Manuel MSD).

Chlore urinaire, utile si le chlore sanguin est bas et les bicarbonates élevés : sous 20 mmol/L, alcalose sensible au chlore (vomissements ou diurétique pris auparavant) ; au-dessus, diurétique encore actif ou forme dite résistante au chlore, de cause rénale ou hormonale.
Quand le chlore sanguin est bas et les bicarbonates élevés, le chlore urinaire, de part et d’autre de 20 mmol/L, oriente vers des vomissements ou un diurétique passé, ou vers une autre cause. Image en haute définition (1640 px)

Chlore trop haut ou trop bas : quels symptômes ?

Le chlore lui-même donne rarement des symptômes ; ce que l’on ressent vient de la cause ou du déséquilibre associé, par exemple :

  • Manque d’eau : soif, lèvres sèches, urines moins abondantes, fatigue anormale, vertiges ; dans les formes graves, désorientation ou troubles de la conscience (ameli.fr).
  • Acidose (chlore haut, bicarbonates bas) : dans les formes marquées, nausées, vomissements, grande fatigue, respiration plus rapide et plus profonde (Manuel MSD).
  • Alcalose (chlore bas, bicarbonates hauts) : dans les formes marquées, maux de tête, grande fatigue, contractures ou spasmes musculaires (tétanie) (Manuel MSD).
  • Potassium bas associé, fréquent avec les vomissements et les diurétiques : il peut favoriser des troubles du rythme cardiaque (Vidal).

À croiser avec

Sur le même compte rendu, ces lignes aident à situer la ligne « Chlore » :

  • Sodium (natrémie)Il évolue souvent avec le chlore : s’ils montent ensemble, on pense d’abord à un manque d’eau ; s’ils baissent ensemble, à une dilution ou à une perte de sel.
  • Bicarbonates, réserve alcaline ou CO₂ totalC’est la ligne clé : chlore haut avec bicarbonates bas évoque une acidose, chlore bas avec bicarbonates hauts une alcalose.
  • Trou anioniqueS’il figure sur votre compte rendu (sinon, votre médecin le calcule à partir du sodium, du chlore et des bicarbonates), il distingue une acidose avec chlore élevé (trou normal) d’une acidose due à d’autres acides (trou élevé).
  • Potassium (kaliémie)Vomissements et diurétiques font souvent baisser chlore et potassium ensemble ; un potassium anormal pèse plus lourd dans l’urgence.
  • Créatinine, urée et DFGElles montrent si les reins sont en cause, ou s’ils commencent à souffrir d’un manque d’eau.
  • Protides totaux et hématocriteUn peu élevés avec le chlore et le sodium, ils renforcent la piste d’un sang concentré par manque d’eau.

Voir aussi

Chlore trop haut ou trop bas : quand consulter ?

Appelez le 15 (SAMU) ou le 112 sans attendre

  • Confusion, désorientation, somnolence inhabituelle, malaise, perte de connaissance ou convulsions.
  • Respiration très rapide ou difficile.
  • Palpitations ou malaise avec douleur thoracique, ou faiblesse musculaire importante, surtout sous diurétique.
  • Une personne âgée de votre entourage qui ne boit plus, somnole ou tient des propos confus (ameli.fr).
  • Vomissements contenant du sang (ameli.fr).
  • Signes de déshydratation grave : soif très intense, yeux creusés, pli de la peau qui persiste quand on la pince, urines très rares, troubles de la conscience (Assurance Maladie).

Consultez votre médecin dans la journée

  • Signes de déshydratation modérée : soif, bouche sèche, urines peu abondantes (ameli.fr).
  • Diarrhée avec impossibilité de boire, forte fièvre ou douleurs, ou chez une personne de plus de 75 ans, diabétique ou immunodéprimée (ameli.fr).
  • Un chlore anormal sous diurétique avec des crampes, ou des palpitations sans malaise ni douleur thoracique.

Dans les jours qui viennent

Une diarrhée qui dure plus de deux jours, ou la présence de sang ou de glaires dans les selles, justifie de consulter, précise ameli.fr. De même, sans aucun symptôme, un chlore nettement hors norme, ou un sodium, un potassium, des bicarbonates ou une créatinine anormaux sur le même bilan, se montrent à votre médecin dans les jours qui suivent.

Au prochain rendez-vous

Un chlore à peine hors norme, sans symptôme, avec un sodium, un potassium, des bicarbonates et une créatinine normaux, peut attendre votre prochaine consultation. Apportez le compte rendu et les bilans précédents, et ne modifiez pas vos traitements. Buvez normalement, à votre soif ; en cas de diarrhée ou de vomissements, compensez les pertes en eau et en sels (Vidal). Si vous avez une maladie du cœur ou des reins, ou un régime restreint en eau ou en sel, demandez d’abord à votre médecin.

Chlore anormal, quand consulter : le 15 si confusion, respiration difficile ou déshydratation grave ; le médecin le jour même si déshydratation modérée ou diarrhée chez un proche fragile ; sous peu si diarrhée de plus de deux jours ou chlore très anormal ; sinon, au prochain rendez-vous.
Quatre niveaux d’urgence, du 15 au prochain rendez-vous : ce sont les symptômes et les autres lignes du bilan, plus que le chiffre du chlore, qui décident. Image en haute définition (1640 px)

Vos questions sur cette ligne

Chlore à 108 ou 109 mmol/L : est-ce grave ?

Ces valeurs dépassent à peine la borne haute la plus courante (106 ou 107 mmol/L), et le plus souvent ce n’est pas grave. Isolé, sans symptôme, avec un sodium et des bicarbonates normaux, un faible écart relève surtout des variations d’un dosage à l’autre ou des bornes du laboratoire ; si le sodium est aussi un peu haut, on pense à un manque d’eau passager. Votre médecin dira s’il faut recontrôler.

Quelle différence entre chlore sérique, chlore plasmatique et chlore sanguin ?

Aucune pour l’interprétation : dosé sur le sérum ou sur le plasma, c’est le même ion chlorure, en mmol/L, à comparer aux bornes de votre laboratoire.

Trop de chlore dans le sang : faut-il manger moins salé ?

Changer de régime n’a de sens qu’avec un avis médical. Un chlore élevé s’explique en général par un manque d’eau, une diarrhée ou une perfusion plutôt que par le sel de l’assiette. En cas de maladie du cœur ou des reins, ou sous diurétique, demandez conseil à votre médecin.

Sodium et chlore bas : que faut-il comprendre ?

Cette association signale souvent un excès d’eau par rapport au sel (diurétiques, insuffisance cardiaque, maladie du foie ou des reins, SIADH) ou une perte de sel. C’est le sodium qui mesure la gravité : un sodium nettement bas avec maux de tête ou nausées justifie un avis médical rapide ; une confusion ou des convulsions imposent d’appeler le 15.

Chlore urinaire bas : est-ce inquiétant ?

Seul, rarement : il reflète d’abord une alimentation peu salée ou un manque d’eau. Avec un chlore sanguin bas et des bicarbonates élevés, il oriente vers des vomissements ou un diurétique pris auparavant.

Références consultées

  1. Déshydratation, Assurance Maladie (ameli.fr)
  2. Nausées et vomissements : que faire et quand consulter ?, Assurance Maladie (ameli.fr)
  3. Diarrhée et gastro-entérite de l’adulte : que faire ?, Assurance Maladie (ameli.fr)
  4. Valeurs biologiques normales, Manuel MSD, édition professionnelle
  5. Acidose métabolique, Manuel MSD, édition professionnelle
  6. Alcalose métabolique, Manuel MSD, édition professionnelle
  7. Hyponatrémie, Manuel MSD, édition professionnelle
  8. Syndrome de Bartter et syndrome de Gitelman, Manuel MSD, édition professionnelle
  9. Présentation des électrolytes, Manuel MSD, version grand public
  10. Déshydratation, Manuel MSD, version grand public
  11. Acidose, Manuel MSD, version grand public
  12. Alcalose, Manuel MSD, version grand public
  13. Hydrochlorothiazide, Vidal
  14. Diarrhée de l’adulte : que faire ?, Vidal
  15. Chloride (catalogue d’analyses, en anglais), Laboratoire Viollier
  16. Chlorure (version française, source secondaire), WikEM